La qualité de la ville au quotidien

La qualité de la ville au quotidien

La municipalité la doit à ses habitants, car elle conditionne non seulement la qualité de vie au présent, mais aussi l’avenir même de la ville.

En effet, qui voudrait demeurer dans une ville où il fait « mal vivre » ?

Et qui souhaiterait venir s’y installer ?

La qualité de ville est donc à la fois une nécessité immédiate et une garantie d’avenir.

Avant d’aborder les différents domaines qui composent la qualité de ville, il convient de rappeler que le contexte amiénois présente de nombreux atouts.

Un patrimoine naturel exceptionnel

Le fleuve Somme, ses canaux, les hortillonnages, l’île Sainte-Aragonne, les parcs et squares publics (Saint-Pierre, La Hotoie, Bonvallet, le Grand Marais), et les jardins privés composent un cadre unique. L’appellation de « ville verte et bleue » s’applique sans conteste à Amiens.

Un patrimoine architectural remarquable.

Malgré les destructions subies pendant les guerres, Amiens conserve un patrimoine bâti d’une grande richesse : la Cathédrale, le Cirque Jules-Verne, le musée de Picardie, de nombreuses églises, des demeures du XIXᵉ siècle notamment autour du square Saint-Denis, les maisons de Saint-Leu, ou encore certains immeubles de la reconstruction, parmi lesquels l’emblématique Tour Perret.

Des équipements publics et infrastructures de bon niveau.

Dans l’ensemble, Amiens dispose d’un équipement structurant complet pour une ville-capitale régionale : établissements scolaires et universitaires, équipements sportifs et culturels, services publics, réseau de transports, etc.

Depuis les mandats de Gilles de Robien, aucun élément essentiel ne manque, même si certains sites doivent être repensés.

Les principales fragilités concernent

Mégacité, lieu important de diffusion qui mérite une reconfiguration afin de mieux répondre aux besoins économiques et événementiels actuels.

La halle Sernam, qui doit encore trouver sa ou ses vocations

Le niveau d’entretien général de l’espace public et du patrimoine bâti qui doit être renforcé.

Par ailleurs, la liaison ferroviaire Amiens–Paris reste un point noir majeur ; les retards, la fréquence insuffisante en heures creuses et la saturation du réseau au nord de Paris constituent un frein pour les habitants comme pour le développement économique.

La Ville doit continuer à peser auprès de la Région et de la SNCF pour obtenir des améliorations, même si sa marge d’action directe demeure limitée face à l’ampleur des investissements nécessaires.

La qualité de ville ne se résume pas à son environnement ou à ses équipements.

Elle se construit au quotidien, dans une multitude de domaines qui touchent directement la vie des habitants.

Parmi ces domaines qui construisent la qualité de ville  :

Activités périscolaires

– Parcours de « vieillir en ville » : diagnostic de l’accessibilité des services (santé, commerces) et création d’un plan d’adaptations (bancs, signalétique, cheminements).

– Créer un conseil municipal des aînés.

⁃ Impliquer les aînés dans la construction d’une démocratie active.

⁃ Inciter les aînés à transmettre leurs compétences aux futures générations.

– Accompagner et soutenir l’adaptation de l’habitat avec la maison HAPI.

– Développer le service de repas «à la carte».

⁃ Développer les activités sport-santé adaptées : gym douce, marche encadrée, activités aquatiques…

⁃ Créer le « Pass Amiens + »: réductions culture, transports, accès prioritaire aux services communaux.

– Développer les points d’accès aux toilettes auprès des bars et restaurants.

– Budget culturel participatif : fonds dédiés pour micro-projets culturels initiés avec les habitants des quartiers

– Résidences artistiques décentralisées : artistes en résidence dans quartiers, interventions en écoles et maisons de retraite, productions publiques dans espaces non conventionnels (hortillonnages, marchés..).

– Culture itinérante : scènes mobiles, ciné-plein air et micro-expos dans parcs et places.

– Formation « d’animateurs culture de rue », pour valoriser patrimoine local ; visites théâtre-guidées, récits des Hortillons, art urbain, histoire de la ville et de ses quartiers…

– Plateforme numérique CCAS – Demandes en ligne – Situations /éligibilité aux droits et aux aides

– Maison de la Citoyenneté (de l’égalité) itinérante : permanence mobile pour démarches, médiation, emploi, projets associatifs.

– Fêtes de quartier co-construites avec les habitants (culture, sport, gastronomie, traditions locales).

– Plateforme de jumelage des initiatives (assoc. + entreprise + bénévoles) pour monter projets locaux (économie circulaire, jardins partagés) / soutien financier.

– Forum mentorat local : professionnels amiénois accompagnent jeunes dans leurs parcours (emploi, entrepreneuriat).

– Laboratoires d’innovation sociale : appels à projets citoyens (prototypes d’idées urbaines) avec crédits d’amorçage.

– Développer des événements culturels et sportifs récurent et à grand échelle, pour rassembler la population / sentiment d’appartenance. ( ballades vélos / Rollers – Carnaval – Concerts, Festivals..au parc St Pierre – Parc de la Hotoie, Boulevards..)

– Programme « Commerce de proximité durable » : micro-subventions pour commerces créant lien social (café associatif, Café Philo, Café Jeux de sociétés, Café Activités manuelles…).

⁃ Accompagner et soutenir la transition écologique par l’isolation thermique des logements du parc prive et public.

⁃ Plan « 1 enfant / 1 arbre / 1 oasis » : plantation ciblée avec les enfants et leurs parents / aînés (intergénérationnel) / dans les quartiers et les dans les cours d’écoles.

⁃ Intégrer davantage la nature dans la ville / Trame verte et bleue / plus de maillage avec des corridors verts

– Réseau d’îlots de fraîcheur : petites placettes ombragées, brumisateurs solaires, pergolas végétales.

– Suivi participatif de la biodiversité : Application citoyenne de recensement des oiseaux, insectes, flore / interface portée par un service ou une association et alimentée par les habitants.

– Incitation à la marche et au vélo / développement des pistes cyclables – Développement des voies piétonnes.

– Développement de « dimanche sans voiture » sur des parties « tournantes » de la ville, de façon à inciter à la promenade et à la découverte de l’architecture et de la nature.

– Ateliers « zéro gaspi » et réparation (fablabs, ressourceries) en partenariat avec associations.

– Campagnes d’information et d’incitation / Achat groupé de gaz et d’électricité / Soutien pouvoir d’achat.

– Continuer à développer le réseau de chauffage urbain et le faire progresser au-delà des 70 % d’EnR&R

⁃ Adaptation et sécurisation des trottoirs / espace public.

– Audit d’accessibilité: cartographie des itinéraires prioritaires (gare, hôpitaux, centre-ville, écoles) + plan d’adaptation.

– Signalétique universelle et mobilier inclusif : Feux sonores, bornes tactiles, contrastes visuels, bancs ergonomiques, accès toilettes PMR dans les bars.

⁃ Inclusion et accompagnement des enfants en situation de handicap par du personnel formé (périscolaire et temps méridien).

– Ateliers culturels / sport adaptés : création de cours de natation, danse fauteuil, théâtre inclusif, activités sensorielles…

⁃ Programme d’emploi inclusif local : partenariats entreprises pour stages et embauches adaptées / Jeunesse et emploi.

– Boucles cyclables express : corridors sécurisés reliant périphérie vers centre et gares (voies séparées, priorités feux).

– Nemo : fréquence garantie toutes les 10 mn.

⁃ Stationnements urbains redessinés : zones de livraison réorganisées

⁃ Développement de zones 15/30 et rues piétonnes temporaires : expérimentations « rues partagées » le week-end ?

– Plan mobilité / scolaire : itinéraires sûrs, stationnements vélo-école, formation sécurité routière pour favoriser la marche et l’autonomie des jeunes en toute sécurité.

⁃ Observatoire mobilité : capteurs mobilité + consultations locales pour ajuster itinéraires.

– Campagnes préventives mobiles : dépistage cardio-vasculaire, diabète, santé mentale en quartiers (BUS/ Espace santé)

– Programme « Viens on bouge!» : séances gratuites dans parcs, partenariats sport/santé – Pilate, Yoga, Danse, Taichi..

– Ateliers nutrition et cuisine destinés aux familles, enfants, ainées.(Soutien pouvoir d’achat)

– Plan santé urbain / aménagements des parcs avec des circuits balisés d’exercices simples + panneaux explicatifs.

⁃ Formation aux premiers secours pour les jeunes (dès 15 ans) et les agents en contact avec les publics.

– Campagnes ciblées : addiction, alcool, prévention IST, santé mentale.

– Déploiement de médiateurs urbains de proximité (renforcer présence dans les parcs, gares, centre-ville, quartiers ) et équipes mixtes police municipale/ médiation.

– Observatoire de l’insécurité : enquêtes régulières + cartographie participative des points sensibles.

– Éclairage et sécurité : révision de l’éclairage urbain, végétation taillée, dégagement des angles morts.

– Design urbain sécurisant : aménagements visuels, mobilier anti-isolement, chemins directs et éclairés.

– Procédures de reporting citoyen via appli : signalements d’incivilités, éclairage défectueux, dépôts sauvages.

⁃ Mise en place de points d’aide visibles, dans les secteurs gare/ zone festive de St Leu avec personnel formé pour assistance immédiate.

⁃ Créer et diffuser largement un Kit-sécurité-femme / 1 protège-verre + 1 pipette qui se colore au contact de drogue + 1 alarme porte clef + Livret signes SOS / pour alerter commerces et bars – à diffuser via les établissements scolaires, bars/ commerces, pharmacies, Mairies des secteurs, événements et festivals.

⁃ Développer application de « Coveillance citoyenne» , afin d’alerter et pouvoir être secourue rapidement grâce à la géolocalisation.

⁃ Programme jeunesse prévention-emploi : activités structurées, contrats aidés, formation médiation, lien école-famille (prévention du décrochage scolaire.

⁃ Soutenir la création de tiers lieux dédiés à rompre l’isolement des familles mono-parentales / Programme d’activités et d’ateliers / échange de services et entraide.

⁃ Soutenir le réseau associatif de maraudes et les initiatives solidaires en faveur des publics isolés (hommes et femmes SDF)

⁃ Plan de lutte contre la précarité des étudiants-es / Alimentaire-Logement-Santé.

⁃ Communication dispositif d’urgence / à l’échelle de la ville : chaîne d’acteurs pour accompagnement rapide en cas de sinistre.(hébergement temporaire, Alimentaire, soins..)

⁃ Soutien à la parentalité – crèches municipales / écoles maternelles et élémentaires : ateliers parent-enfant, paternité engagée, ateliers aînés-enfants.

⁃ Pass sport Amiens : abonnement mensuel ou annuel, subventionné, pour publics prioritaires (jeunes et ainés). Avec un accès à un certain nombre d’activités + 1 titre de transport (vélam et/ou bus)

⁃ Politique tarifaire, pour l’accès aux piscines et patinoire, plus adaptée aux pouvoir d’achat des familles, jeunes, seniors.

⁃ Installer dans les parcs publics des parcours intergénérationnels de santé.

– Soutenir les événements de sport et de cohésion territoriale : tournois mixtes inter-associatifs et entre quartiers, randonnées vélo, rollers..

⁃ Inciter à la pratique du Sport-santé : programmes adaptés pour pathologies chroniques, en partenariat avec les structures santé (CHU et autres),éducateurs sportifs et/ou étudiants Staps.

– Encourager la cohabitation intergénérationnelle.

– Urbanisme participatif : ateliers co-conception avec habitants (modélisation 3D, maquettes) pour au moment de travailler dur les espaces publics.

– Diagnostic de genre concerté : marches exploratoires genrées, enquêtes spécifiques pour repérer zones d’insécurité et usages différenciés (réduire le sentiment d’insécurité / correctifs)

⁃ Parcours sécurisés : traduction des constats en mesures d’aménagement (éclairage ciblé, angles morts, passages et rues, bancs-doubles face à la rue, signalétique rassurante.

⁃ Féminiser de manière significative le nom de rues, des écoles, bâtiments publics, pour une portée symbolique forte. Aujourd’hui 21 voies nommées d’après des femmes contre 791 d’après des hommes.

– Lignes directrices genre dans tout projet urbain : chaque projet (mobilité, parc, rénovation) doit intégrer un cahier des charge genre (impact sécurité, horaires d’accès, visibilité).

⁃ Campagne citoyenne pour créer une dynamique de lien social : la « coveillance »; réflexe de veiller les uns sur les autres dans les rues.

⁃ Créer des points d’assistance visibles (jour et soirée) : kiosques animés (médiateurs formés) gare, lieux publics, quartiers festifs, lieux stratégiques …

⁃ Initier des campagnes de sensibilisation à destination des amiénois et amiénoises, sur l’espace public genré : conférences, expositions, radio, presse…

⁃ Encourager et soutenir les initiatives, projets citoyens, périscolaires, associatifs et artistiques, à visée pédagogique / Genre.