Amiens est une ville jeune : 23 % de sa population est étudiante, 44 % de sa population a moins de 30 ans ! Peu de villes de la taille d’Amiens présentent ces caractéristiques.
Certains pourraient se dire : très bien, la ville est jeune, c’est une caractéristique parmi d’autres, et donc ?
Et donc… allons plus loin !
« Les affaires scolaires » ne recouvrent qu’une infime partie de la politique jeunesse que la
Ville doit mener et cela pour deux raisons :
– l’éducation nationale est, par définition, entre les mains de l’État, et la collectivité ne peut pas, ne doit pas, s’immiscer dans ce qui relève de la pédagogie.
– les enfants entre 3 à 11 ans ne représentent q’une petite partie de la jeunesse et ils n’occupent les locaux scolaires que pendant 20 % de leur temps.
La ville doit évidemment confier aux enseignants des écoles bien entretenues, fonctionnelles et accompagner ceux-ci d’ATSEM en nombre.
Mais cela ne suffit pas à faire une « politique jeunesse ».
La jeunesse elle-même recouvre des âges différents.
Durant leurs premières années, les enfants dépendent pleinement du contexte affectif et matériel dans lequel ils grandissent. Pour agir au bénéfice des enfants, la collectivité doit d’abord accompagner les parents.
Entre 3 et 12 ans, outre les équipements scolaires sous la pleine responsabilité de la ville, les enfants commencent à goûter aux activités culturelles et sportives souvent animées par les associations.
Entre 12 et 25 ans, les jeunes traversent une période charnière : celle de l’adolescence, de la formation, de l’entrée dans la vie adulte et pour beaucoup, de la première autonomie.
Le point commun de tous les âges de la jeunesse, c’est qu’ils sont un moment de la vie où les périodes de construction et de choix ne sont jamais exemptes d’incertitudes, où se côtoient une forme de fragilité et une formidable vitalité.
Comment la Ville peut-elle aider à limiter ces fragilités et bénéficier au mieux de cette vitalité ?
Enfin, la jeunesse est un moment de la vie où beaucoup de caractéristiques de l’individu en devenir se cristallisent.
C’est le moment où les différences de chance apparaissent pour, malheureusement très souvent, ne plus jamais disparaître.
Dans une ville où 26 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, où 21 200 familles (23%) sont monoparentales, il est aisé de comprendre que nombre d’enfants amiénois vivent dans des conditions économiques précaires.
Dans ces conditions, nous considérons que le sort fait à la jeunesse, l’attention qui lui est portée, est une question qui intéresse chacun d’entre nous à titre personnel mais également la collectivité dans son ensemble. En aidant sa jeunesse à s’élever, la collectivité travaille pour son bien parce que :
La politique jeunesse va donc se décliner dans un Service public de la continuité éducative qui aura pour objet de relier entre eux, l’ensemble des acteurs qui travaillent auprès des enfants.
Cela consistera également à mettre en synergie les politiques impulsées dans le cadre de la cité éducative (politique de l’Etat) lorsque le quartier est concerné et du pacte éducatif (politique de la ville).
Les actions suivantes seront développées dans ce cadre :
Un programme périscolaire varié et stimulant disponible en ligne / contacts associations / AGORA virtuel (sur Amiens.fr) : ateliers nature, photo, ateliers Philo, sport, théâtre, culture locale, codage, astronomie, musique, chant…
Jumelage des écoles maternelles et élémentaires avec des résidences pour personnes âgées = activités partagées, jardinage, lecture, aide aux devoirs…
Micro-entreprises pédagogiques : ateliers entrepreneuriaux pour les 12–18 ans, en lien avec les acteurs économiques pour comprendre les mécanismes économiques et développer des compétences transversales / ( apprentissages scolaires avec l’Education nationale / la CCI / le Service jeunesse. ) Création d’un concours annuel de start-up fictives.
Mobilité douce : apprentissage de la sécurité routière et de la sécurité piétonne, sorties mensuelles à vélo accompagnées.
Ateliers de prévention du harcèlement, égalité filles/garçons et respect dans l’espace public.
Les centres d’animation jeunesse seront ouverts toute l’année.
Parallèlement, il faudra professionnaliser le profil des encadrants par une formation continue des animateurs et des éducateurs sportifs : inclusion, premiers secours, pédagogies vertes, médiation interculturelles.
Il faudra également développer les séjours type colonies de vacances, hors département.
Renforcer l’action de la « Maison des premiers liens ».
Entrainer les jeunes à s’exprimer en public et valoriser leurs compétences.
Poursuivre et accélérer la végétalisation des cours d’école.
Garantir un confort dans les classes même en cas de fortes chaleurs.
Proposer un parcours de l’engagement et valoriser les jeunes qui s’en saisissent.
Permettre à chaque enfant de participer aux activités associatives, sportives et culturelles.
Donner à chaque jeune l’accès à une formation professionnelle diplômante.
Donner accès à l’anglais dès le plus jeune âge et tout au long de la formation.
Associer les jeunes à la conception des politiques municipales.
Élargir l’offre des activités et l’étendre aux adolescents.
Consolider la formation des encadrants.
Participer avec les autres acteurs à garantir des conditions de vie décentes à chaque étudiant.
Faciliter l’accès à un accompagnement psychologique en lien avec le CROUS et l’Université.
Les citoyens doivent se sentir bien dans leur ville ; ils doivent pouvoir y vivre et se déplacer en toute sécurité.
Les déplacements, qu’ils soient ceux des piétons, des cyclistes, des automobilistes doivent garantir une sécurité optimale :
Une politique qui vise la sécurité de tous passe aussi par l’anticipation et la prévention :
Les femmes se sentent souvent encore davantage en insécurité et la crainte de dangers réels les exclue parfois de l’espace public, c’est pourquoi il faudra veiller tout particulièrement à leur sécurité :
Promotrice de santé physique et mentale, l’activité physique est nécessaire tout au long de la vie :
Chaque enfant doit pouvoir pratiquer le sport qu’il aime, sans se limiter à l’offre de proximité :
Parce que la culture est un facteur d’émancipation, d’ouverture, de curiosité, d’égalité, Amiens mérite une politique culturelle ambitieuse et novatrice. Un soin particulier sera apporté à maintenir l’offre culturelle déjà très diversifiée et reconnue de notre ville ; les équipements, quel que soit leur statut, doivent être encouragés à coopérer. Ils doivent avoir une visibilité pluriannuelle sur leur pérennité. L’entretien des locaux municipaux ou métropolitains -qui en ont grand besoin- devra être renforcé. La promotion des acteurs culturels amiénois est une nécessité absolue.
Ce projet culturel global et ambitieux sera renégocié avec les partenaires financiers publics Etat, Région, Département et aussi privés au travers du mécénat pour valoriser et défendre la place de notre ville qui a été oubliée depuis la fusion des régions : cette notion de « place culturelle » passe par une meilleure coopération : la Maison de la Culture d’Amiens (scène nationale) y joue un rôle moteur en liaison avec tous les autres acteurs institutionnels ou associatifs. La spécificité de l’Orchestre de Picardie est unique dans la région, son rayonnement dans les lieux les plus divers : villages, écoles, CHU, MCA etc.. : nous y veillerons !
Amiens, ville de l’image et de la création :
Il faut favoriser l’accès à la culture pour tous :
Objet d’émotion, de plaisir et d’apprentissage, le livre est essentiel à notre culture, et des associations oeuvrent en ce domaine (MIEL, Leitura Furiosa, On a marché sur la bulle, …).
Promotrice de santé physique et mentale, l’activité physique est nécessaire tout au long de la vie :
Chaque enfant doit pouvoir pratiquer le sport qu’il aime, sans se limiter à l’offre de proximité :
Contractualiser avec les différentes associations pour qu’elles développent des projets spécifiques au jeune public susceptibles d’ouvrir l’imagination et l’envie des enfants : créer des rêves qui seront autant de sources de motivation ultérieures à ne pas abandonner malgré les difficultés.
Les pratiques sportives et culturelles aident les jeunes à mieux réussir tout au long de leur scolarité ; elles leur donnent davantage d’assurance et d’aisance lorsqu’ils doivent se présenter ou s’exprimer en public. Nous voulons aider chaque enfant, chaque adolescent à croire en lui, à devenir celui ou celle qu’il rêve d’être.
L’accès à la culture permet de construire des références partagées et de lutter contre les inégalités sociales ; il doit être prioritaire pour les jeunes amiénois.
Chaque jeune doit avoir la possibilité de pratiquer une activité sportive, et suivre un parcours d’éducation artistique et culturelle.
Un programme périscolaire varié et stimulant disponible en ligne / contacts associations / AGORA virtuel (sur Amiens.fr) : ateliers nature, photo, ateliers Philo, sport, théâtre, culture locale, codage, astronomie, musique, chant…
Jumelage des écoles maternelles et élémentaires avec des résidences pour personnes âgées = activités partagées, jardinage, lecture, aide aux devoirs…
Micro-entreprises pédagogiques : ateliers entrepreneuriaux pour les 12–18 ans, en lien avec les acteurs économiques pour comprendre les mécanismes économiques et développer des compétences transversales / ( apprentissages scolaires avec l’Education nationale / la CCI / le Service jeunesse. ) Création d’un concours annuel de start-up fictives.
Mobilité douce : apprentissage de la sécurité routière et de la sécurité piétonne, sorties mensuelles à vélo accompagnées.
Ateliers de prévention du harcèlement, égalité filles/garçons et respect dans l’espace public.
Les centres d’animation jeunesse seront ouverts toute l’année.
Parallèlement, il faudra professionnaliser le profil des encadrants par une formation continue des animateurs et des éducateurs sportifs : inclusion, premiers secours, pédagogies vertes, médiation interculturelles.
Il faudra également développer les séjours type colonies de vacances, hors département.
Adapter les bâtiments scolaires au réchauffement climatique, développer le verdissement des cours d’école, développer les panneaux solaires pour une autoconsommation des bâtiments.
Faire que dès le plus jeune âge (à la crèche, à la maternelle puis à tous les stades de leur développement) les enfants amiénois entendent parler anglais et pratiquent l’anglais. Des partenariats avec les associations de locuteurs anglophones, avec l’Université, avec l’éducation nationale seront développés à cette fin.
La concertation n’a pas encore trouvé de formule satisfaisante. Les expérimentations doivent donc continuer à être menées. La « démocratie active » en fait partie. Elle consiste à associer des représentants de citoyens et notamment des jeunes (par exemple en fonction du dossier et de la formation qu’ils suivent) à la conception des politiques publiques et à leur évaluation.
La garde des enfants peut encore être un frein pour le travail des parents (et surtout des mères) ou leur développement professionnel. Des places supplémentaires à celles existantes devront être développées et notamment sous la forme de crèches inter-entreprises par exemple sur l’EIN.
Pour socialiser les enfants de 0 à 3 ans, des solutions sont à envisager, en rapport avec les PMI. Les prises en charge des enfants seront faites par des éducateurs jeunes enfants le temps que les mères s’adonnent à une activité sportive, culturelle ou autre.
Amiens accueille beaucoup d’étudiants mais ne leur propose pas suffisamment d’activités, d’endroits propices à la convivialité, a fortiori dans le centre-ville qui se laisse envahir peu à peu par les fast food.
Par ailleurs, un trop grand nombre de jeunes se sentent isolés, souffrent de stress, voire sont en proie à la détresse.
Il faut prévoir des lieux (à l’image du Corner situé au 12, rue des Majots) où il est possible de travailler, de se rencontrer, des lieux disposant également d’espaces d’écoute et de conseil, avec des personnes clairement identifiées.
Il pourra être proposé aux étudiants d’intervenir dans des dispositifs périscolaires, d’aide aux devoirs par exemple, soit contre rémunération ou en bénéficiant d’une valorisation dans leur cursus.
Le livre est un objet essentiel à notre culture et son appropriation par les enfants est indispensable. Des associations oeuvrent en ce domaine (MIEL, Leitura Furiosa, On a marché sur la bulle, …). Il faudra les aider à accroître leurs actions notamment en direction des publics en situation de précarité.
Parce que les livres transmettent aux jeunes lecteurs la confiance en ce qu’ils ne connaissent pas, la lecture doit être une priorité pour notre ville. Les jeunes amiénois doivent apprendre à oser. Des événements comme un salon du livre, une exposition immersive, un Escape game, un concours de nouvelles… peuvent être de bons moyens de rayonnement du livre et de la ville.
Cette éducation pourra notamment se faire par le biais des centres péri-scolaires en se fondant sur des expériences pratiques susceptibles d’éveiller la curiosité des enfants pour les phénomènes scientifiques.
Cette éducation doit se faire en lien avec le développement des actions du Programme Alimentaire Territorial et le développement des repas scolaires préparés à partir de produits locaux. Des événements comme la semaine du goût seront l’occasion de partenariats, d’actions partagées avec des professionnels, d’autres établissements ou structures.
Offrir des alternatives aux heures passées devant les écrans, déculpabiliser les parents, ne pas diaboliser les écrans, apprendre à éviter les addictions, à se protéger du harcèlement (et à ne pas en commettre)
Afin d’améliorer l’inclusion des enfants en situation de handicap et de garantir les meilleures conditions d’accueil en périscolaire et pendant le temps méridien, nous nous appuierons sur un personnel municipal solidement formé et doté de compétences consolidées en la matière.
La ville apportera son soutien à l’épicerie sociale des étudiants AGORAE.
Mettre en place un partenariat avec l’éducation nationale pour que les jeunes en difficulté scolaire puissent être orientés vers des filières de formation qui leur permettent de ne pas arriver à l’âge de jeune adulte sans aucune formation.
Renforcer l’engagement des jeunes, en encourageant la participation dans la vie de leur territoire, en soutenant les initiatives et en valorisant le bénévolat. Un dialogue avec l’université envisagera de valoriser cet engagement dans le cursus pédagogique.
La ville doit renforcer les actions qui visent à promouvoir l’égalité filles-garçons. Outre un travail d’éducation, elle doit être attentive à ce que filles et garçons soient représentés à égalité et disposent des mêmes opportunités, en particulier lorsque les filles ont encore du mal à s’émanciper.
Elle peut s’appuyer pour cela sur la complémentarité avec le travail réalisé au sein de l’école.
Cela passera également et notamment par un partage non genré de la cour de récréation.
Cette maison vient d’être inaugurée sous le titre de Maison des premiers liens. Annoncée comme un lieu de ressources et un carrefour de rencontres pour parents et professionnels, son action mérite d’être amplifiée à l’égard des enfants amiénois et de leurs parents.
Pour permettre aux enfants d’accéder aux activités sportives et culturelles de leur choix, notamment les mercredis, un dispositif en lien avec l’engagement des étudiants sera développé, permettant d’accompagner l’enfant sur son lieu d’activités.
Le transport sera gratuit pour l’enfant et son accompagnateur.
Les jumelages seront envisagés pour développer les échanges internationaux à destination des jeunes.
La santé mentale des jeunes constitue une préoccupation que la ville ne peut pas ignorer.
Elle s’associera donc aux différents acteurs en charge de cette question (Université, CROUS, Département, ARS) pour faciliter leurs actions.
Les jeunes sont aussi préoccupés par les questions de sécurité : c’est un élément à prendre en compte, en renforçant en particulier la vigilance à certains moments de la semaine (par exemple le jeudi soir) et en participant aux campagnes de prévention des risques d’agression. Les partenariats seront accrus avec les établissements ouverts la nuit.